Pourquoi le Zero Trust devient incontournable en 2025
La fin du périmètre réseau classique
Pendant des décennies, la sécurité informatique reposait sur un principe simple : un réseau interne était considéré comme sûr, tandis que l’extérieur était perçu comme hostile. Cette approche dite du castle-and-moat (château et douves) est aujourd’hui obsolète. Le télétravail massif, le cloud, les VPN, les API publiques et les accès mobiles ont fait disparaître la notion même de périmètre clairement défini.
En 2025, la majorité des incidents de sécurité majeurs ne proviennent plus d’attaques frontales, mais d’identités compromises, de comptes légitimes détournés ou de services internes mal configurés. C’est précisément ce constat qui a conduit à l’adoption progressive du modèle Zero Trust.
Principe fondamental : « Never trust, always verify »
Le Zero Trust repose sur un postulat radical : aucune entité n’est digne de confiance par défaut, qu’elle soit interne ou externe. Chaque requête d’accès doit être authentifiée, autorisée et évaluée dynamiquement en fonction du contexte (identité, appareil, localisation, comportement).
Les piliers techniques du Zero Trust
- Gestion forte des identités (IAM, MFA, Identity Federation)
- Micro-segmentation du réseau
- Contrôle continu des accès (Continuous Authorization)
- Surveillance comportementale (UEBA)
- Principe du moindre privilège
Micro-segmentation : limiter l’impact des compromissions
Contrairement aux VLANs traditionnels, la micro-segmentation segmente les flux au niveau des charges applicatives (workloads). Même si un attaquant compromet un service, il lui est quasiment impossible de se déplacer latéralement vers d’autres systèmes.
Cette approche est devenue essentielle face aux ransomwares modernes, dont l’objectif principal est précisément la propagation interne avant chiffrement.
Zero Trust et cloud natif
Les architectures cloud (AWS, Azure, GCP) ont fortement accéléré l’adoption du Zero Trust. Les services sont exposés via des API, les identités sont distribuées, et les flux réseau sont dynamiques. Le contrôle d’accès basé sur l’identité devient plus pertinent que le filtrage IP.
Limites et défis
Le Zero Trust n’est pas une solution miracle. Sa mise en œuvre nécessite :
- une cartographie précise des flux applicatifs ;
- une maturité élevée en IAM ;
- un changement culturel fort au sein des équipes IT.
Conclusion
En 2025, le Zero Trust n’est plus une option mais une nécessité stratégique. Il répond directement aux modes opératoires modernes des attaquants et constitue le socle des architectures de sécurité résilientes.