Observabilité moderne : voir, comprendre et anticiper les défaillances
Pourquoi le monitoring classique est devenu insuffisant
Pendant longtemps, superviser un système consistait à surveiller quelques indicateurs simples : CPU, mémoire, disque. Cette approche fonctionnait dans des architectures monolithiques, stables et prévisibles.
En 2025, les systèmes sont distribués, dynamiques, éphémères et interconnectés. Une requête utilisateur peut traverser des dizaines de services en quelques millisecondes.
Observabilité vs monitoring
Le monitoring répond à des questions connues à l’avance. L’observabilité permet de comprendre des comportements inattendus.
Un système observable permet de répondre à la question : « Pourquoi ce comportement se produit-il ? » sans avoir anticipé le problème.
Les trois piliers de l’observabilité
Logs
Les logs fournissent le contexte. Ils racontent l’histoire d’un événement, mais deviennent rapidement ingérables sans structuration.
Métriques
Les métriques révèlent les tendances. Elles sont idéales pour détecter les dérives progressives et les seuils critiques.
Traces distribuées
Les traces relient les événements entre eux. Elles permettent de suivre une requête à travers tout le système, révélant les goulots d’étranglement invisibles autrement.
OpenTelemetry : le socle commun
OpenTelemetry s’est imposé comme standard pour instrumenter applications et infrastructures. Il unifie logs, métriques et traces et évite l’enfermement propriétaire.
Observabilité et SRE
L’observabilité est le carburant du Site Reliability Engineering. Sans données fiables, impossible de définir des SLO réalistes, ni de mesurer la fiabilité réelle d’un service.
Le piège des coûts
Collecter toutes les données possibles est tentant, mais dangereux. Les plateformes d’observabilité peuvent rapidement devenir un poste de coût majeur.
Conclusion
Un système moderne non observable est un système condamné à l’aveuglement. En 2025, l’observabilité n’est plus un luxe, mais une condition de survie opérationnelle.